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ESPRIT CULTURE est un petit blog sans prétention,
où la culture a sa place,
où elle est plaisir et non contrainte.

Bonne visite à tous.

Dimanche 23 mars 2008
FERME-DES-ANIMAUX.jpg
        Une ferme dans l'Angleterre des années quarante. Les animaux, gouvernés par l'alcoolique Jones, sont exténués, épuisés, affamés. Être les esclaves des hommes équivaut à ne vivre d'un travail acharné que pour finir à l'abattoir. La nourriture est trop rare et, faute de loisirs, le moral est au plus bas. Sage l'Ancien, un vieux cochon, fait part aux autres animaux de son rêve. Celui d'offrir à tous une vie plus longue et meilleure, où le travail sera effectué pour le compte des animaux, et non pour celui d'humains cruels. Sage l'Ancien s'éteind sur ces mots. Sensibilisé par le discours, les animaux décident d'engager la révolte. Il parviennent à expulser les humains, seuls responsables de leur malheur. L'ère de l'Animalerie commence. Elle est fondée sur sept commandements :
Tout deuxpattes est un ennemi
Tout quatrepattres ou volatile, un ami
Nul animal ne portera de vêtements
Nul animal de dormira dans un lit
Nul animal ne boira d'alcoll
Nul animal ne tuera un autre animal
Tous les animaux sont égaux.

    La vie semble offrir un horizon de bonheur à la Ferme des Animaux. Rapidement cependant, les cochons s'établissent dirigeant de la ferme, et le souci d'idéal collectif se transforme en préoccupation d'intérêts personnels. Les suidés en viennent même à modifier les précieux commandements :
Nul animal de dormira dans un lit... avec des draps
Nul animal ne boira d'alcool... plus que de raison
Nul animal ne tuera un autre animal... sans raison valable.

    La Ferme des Animaux, gouvernée par des cochons peu différents des humains, offre une vie aussi misérable qu'à l'époque du fermier Jones. Au commencement, "Quatrepattes oui ! Deuxpattes non" était le verbe. Les cochons, se déplaçant désormais sur leurs pattes arrières, déclarent aujourd'hui "Quatrespattes bon ! Deuxpattes mieux". En définitif, tous comprennent bien que
"Tous les animaux sont égaux... mais certains le sont plus que d'autres".
    Ce récit imaginaire, conté comme une fable, est l'image de la révolution russe, où le rêve communiste s'est transformé en dictature stalinienne.



Quatrième de couverture de l'édition Gallimard Folio :
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres."
par Leilina publié dans : BIBLIO : L'incommensurable liste
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Lundi 10 mars 2008
CHRIST-MORT.jpg
Allongé sur un lit de pierre, vêtu d'un suaire et la tête relevée par un oreiller, le Christ d'Andrea Mantegna est mort. Le thème est audacieux en plusieurs points. Traditionnellement, il est représenté sur son lieu d'exécution très symbolique, en l'occurence la croix. Mantegna le montre dans un lieu fermé et austère, lieu commun à la plupart des hommes. La palette de couleurs réduite et la perspective inhabituelle en raccourci augmentent l'intensité dramatique de la scène, accompagnant ainsi le désespoir des trois personnages (Jean, Marie et Marie-Madeleine) entourant la sainte dépouille. Enfin, le Christ est ici "Jésus", un personnage humanisé par le détail minutieux et réaliste de ses blessures dépouruves de sang.


Andrea Mantegna
Le Christ mort
Illustration extraite du site www.latribunedelart.com
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par Leilina publié dans : TABLEAUX : Coups de cœur
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Lundi 10 mars 2008
ELOGE-DES-BIBLIOTHEQUES.jpg
Après avoir pris le parti des librairies avec "Éloge des librairies", Baptiste-Marrey reprend l'initiative avec les bibliothèques. Allant à l'encontre des préjugés sur ces lieux de culture, et notamment que la crise des librairies est principalement dûe aux bibliothèques qui prêtent des livres qui pourraient être vendus, Baptiste-Marrey rend en dix points les lettres de noblesse aux bibliothèques. S'en suivent six propositions d'amélioration de ces lieux de rêves.



Quatrième de couverture de l'édition CFD Hélikon :
Les bibliothèques conspirent. Elles ruinent l'édition en prêtant gracieusement des livres ! S'appuyant sur l'axiome un livre prêté est un livre qui n'est pas vendu le Syndicat national de l'édition, relayé par certains auteurs, bat en brèche la gratuité du droit de prêt. Derrière cette polémique se cache le véritable enjeu : le libre accès au livre et à la culture.
Romancier et essayiste, écrivain public bénévole, Baptiste-Marrey pratique et défend la lecture désintéressée. Dix ans après son tonifiant Eloge de la librairie avant qu'elle ne meure , il récidive et avance plusieurs propositions, dont la fameuse taxe H.
Que celui qui n'a jamais emprunté un livre à la bibliothèque de son quartier, de son lycée ou de son université, lève le doigt ! Et jette à Baptiste-Marrey le dernier livre.



Illustration extraite du site www.priceminister.com

par Leilina publié dans : BIBLIO : L'incommensurable liste
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Lundi 10 mars 2008

"Une bibliothèque au goulag.
[...] Pendant toute la durée de mon internement à Yertsevo, j'ai lu les Œuvres complètes de Griboïedov une fois, et les Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski deux fois, mais ces deux livres  m'avaient été prêtés en grand secret par d'autres détenus. [...] Je me souiens que, dans le livre de la Pasionaria, je tombai sur un passage qui datait de la prériode de la défense de Madrid, que je soulignai au crayon "Mieux vaut mourir que vivre à genoux." À partir de ce jour-là, l'ouvrage connut une grande popularité dans le camp, jusqu'à ce qu'une commission du NKVD, venue en inspection de Vologda, le retire de la circulation. Selon toute apparence, ces fières paroles, que j'avais entendues pour la première fois lors d'une réunion de mon groupe communiste au lycée en Pologne, prenaient une nuance différente en captivité et devaient donc être supprimées."



Extrait d'"Éloge des bibliothèques" de Baptiste-Marrey
par Leilina publié dans : => AGORA : Citations, Erratum, Culture
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Mercredi 5 mars 2008

    "Plus précisément, je n'avais pas imaginé : [....]
    Que la télévision deviendrait ce média universel (aux mains de grands groupes capitalistiques) présent dans 96 % des foyers, regardé tous les jours par 77 Français sur 100, qui passent vingt-deux heures (de leurs loisirs) par semaine devant des écrans occupés majoritairement par des jeux d'une terrifiante stupidité, des reportages sportifs (quand Roland-Garros finit, le Tour de France commence) et, l'après-midi, des séries étasuniennes d'un crétinisme abyssal."




Extrait  d'"Eloge des bibliothèques" de Baptiste Marrey

par Leilina publié dans : => AGORA : Citations, Erratum, Culture
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